Les hôtels particuliers

Le centre ancien de Nîmes dissimule de nombreuses demeures de prestige, merveilles du 16e, 17e et 18e siècle pourvues de cours intérieures charmantes, d’escaliers spectaculaires et de détails empruntés à l’architecture romaine.

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Les hôtels particuliers

Hôtel de l'Académie

Détail de la façade de la cour intérieure de l'hôtel particulier de l'Académie

La devise inscrite sur le fronton "NE QVID NIMIS " (rien de trop) date du 16e s. humaniste. Bien qu'aménagée au 17e s., la cour présente des décors de la Renaissance.

La partie la plus ancienne de cet hôtel particulier date du 15e s. Cependant, plusieurs périodes de l'histoire ont laissé leur empreinte dans cette demeure.

En 1919, cet Hôtel est vendu à l'Académie de Nîmes et en devient le siège. Cette Académie regroupe depuis plus de quatre siècles des érudits nîmois constitués en "académie royale" à la vocation intellectuelle autant qu'humaniste. Celle-ci a compté au XXe s. parmi ses membres des personnalités aussi célèbres que Louis Leprince Ringuet, André Chamson, Jean Paulhan, Marc Bernard, Léopold Sedar Senghor…
16 rue Dorée
Propriété privée -
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Hôtel de la Baume

Propriété de la famille de la Baume, chargée de nombreuses tâches par Louis XIV, cet hôtel particulier date du 17e siècle. Jadis, son entrée principale se trouvait 9 rue des Orangers.

Une aile entière de la cour est occupée par la cage d'escalier spectaculaire, desservant paliers et volées d'escaliers secondaires et dominant une cour d'honneur. Les paliers possèdent de grands arcs avec des balustres de pierres.

Aujourd'hui, l'immeuble est un hôtel**** Marquis de la Baume
21 rue Nationale
Propriété privée

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Hôtel de Bernis

L'hôtel de Bernis figure les plus anciennes et les plus belles maisons nîmoises. Sa façade gothique, du 15e siècle, est pourvue de belles fenêtres à meneaux. Sa cour du 17e s. est remarquable.

La voûte en plein cintre du rez-de-chaussée abritait une échoppe au Moyen Age. La charmante cour intérieure s'inspire des Arènes avec ses arches où s'insère un puits. Les façades sur cour, réaménagées sous le règne de Louis XIII, ont, elles, emprunté le style du temple de Diane.
3 rue de Bernis
Propriété privée

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Hôtel Boudon

Le vestibule ovale de cet hôtel du 18e s. avec ses murs percés de niches, donne accès au jardin et à l'escalier d'honneur suspendu. La rampe en ferronnerie montre un décor à la mode au XVIIIe siècle : volutes et courbes.

Cet édifice a été remodelé entre 1760 et 1770. L'initiale de la famille apparaît sur le balcon en ferronnerie au-dessus du portail d'honneur au centre de la façade sur rue.
Aujourd'hui cet hôtel appartient à la Ville de Nîmes. Des services municipaux en occupent une partie.
4 rue de Bernis

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Hôtel de Fontfroide

Détail des balcons intérieurs de l'hôtel particulier de Fontfroide

Derrière une façade sobre, cet hôtel du 17e s. cache une cour à l’élégance rare. Son escalier à balustres d'une grande profondeur lui donne un caractère spectaculaire.

L'hôtel de Fontfroide se situe dans l'ancien quartier commerçant des Garrigues. Ici, la production artisanale s'opposait, au 18e siècle, à l'activité industrielle textile du nord de la ville. Dans ce quartier, les échoppes des artisans côtoyaient naturellement les demeures bourgeoises.
14 rue de l'Aspic
Propriété privée

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Hôtel Meynier de Salinelles

Avec sa cour pavée, ses fenêtres à meneaux et sa tour d'escalier à vis du 16e siècle, cet hôtel possède un charme remarquable. Il appartient depuis le début du 18e siècle à la famille Meynier de Salinelles.

Des éléments antiques se trouvent dans le passage voûté de l'entrée. Il s'agit d'une stèle funéraire et de fragments de sarcophages paléochrétiens sculptés.
8 rue de l'Aspic
Propriété privée

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Hôtel de Régis

Entièrement remanié au XVIIIe s, cet hôtel date du XVIe s. Sa façade en pierres de taille aux fenêtres décorées dans le style Louis XV et sa porte sculptée sont remarquables.

Pavée de petits galets ronds, les calades, la cour charmante de cet hôtel abrite deux stèles funéraires romaines et un escalier à vis, vestige de la partie la plus ancienne du bâtiment.
14 rue du Chapitre
Propriété privée

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Hôtel Rivet

Détail de l'architecture intérieure de l'hôtel particulier Rivet

David Rivet, négociant en soieries puis armateur établi à Cadix, décida de se retirer dans sa ville natale. Il se fit construire à Nîmes, en 1786 une somptueuse demeure à la sobriété néo-classique.

Une sorte d'atrium couvert orné de quatre colonnes mène à un escalier d'une grande élégance. Depuis 1987, l'Ecole Supérieure des Beaux-arts de Nîmes s'est installée dans ce bâtiment. La restauration entreprise à cette occasion a apporté quelques touches d'art contemporain, comme la mosaïque de Bernard Pagès sur le sol du vestibule.
Grand'Rue

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Hôtel de Rozel

Cet hôtel des 17e et 18e siècles se situe dans l'ancien quartier Méjan, dont la vocation administrative et judiciaire a débuté au 15e siècle.

La façade sur rue présente une ordonnance régulière avec un luxueux portail encadré de pierres de taille à refends et surmonté d'un médaillon. De puissantes consoles supportent un balcon en ferronnerie. Les façades dans la cour, rythmées au rez-de-chaussée par des arcs surbaissés montrent une grande régularité. Une porte flanquée de colonnes à chapiteaux corinthiens permet d'accéder à l'escalier.
1 rue de la Violette
Propriété privée

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Hôtel Villard

Cette demeure familiale des Villard, conseillers au présidial et seigneurie de Vallongue, date du 17e s. Elle possède un très bel escalier suspendu ouvert sur la cour.

La rampe en fer forgé témoigne d’un travail minutieux et reflète le savoir-faire de l’artisanat de l’époque.
5, rue Dorée
Propriété privée

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Maison des Atlantes

Détail de la porte de la Maison des Atlantes

Cet immeuble est l’un des plus beaux exemples d’architecture civile nîmoise du temps de Louis XIV.

Il a été reconstruit entre 1676 et 1678 par les architectes Pierre Cournon et Jacques Cubizol à la demande du marchand de soie Jean Martin. A la fin du 18e siècle, deux travées sont ajoutées à l’Est, à l’identique de ce qui a été édifié dans la seconde moitié du 17e siècle. La porte d’entrée est encadrée de deux atlantes, surmontée d’une architrave moulurée, d’une frise à rinceaux et d’une corniche à larmier.
2, Plan de l’Aspic
Propriété privée

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