Carré d'Art Jean Bousquet

Avec près de 400 œuvres, la collection de Carré d’Art offre un panorama de la création contemporaine des années soixante à nos jours. Chaque année, des expositions temporaires de niveau international sont organisées au deuxième étage du musée.

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Carré d'Art Jean Bousquet

Avec près de 400 œuvres, la collection de Carré d’Art offre un panorama de la création contemporaine des années soixante à nos jours. Chaque année, des expositions temporaires de niveau international sont organisées au deuxième étage du musée.

Au premier niveau, la collection permanente regroupe des courants ayant pris naissance dans le Sud de la France ou de l'Europe. Ces mouvements répondent à trois orientations : l'art en France, l’identité méditerranéenne et l'art des pays anglo-saxons.

Situation

Horaires


- Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18h -

Fermé le 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 25 décembre

Place de la Maison Carrée
30000 Nîmes
Tél : 04.66.76.35.70
Fax : 04.66.76.35.85
info@carreartmusee.com

 

 

Tarifs

TARIFS

Individuels
:
Tarif plein : 5 €

Groupes :
Tarif réduit : 3.70 € (à partir de 20 personnes)

GRATUITES

Jeunes de moins de 26 ans ; étudiants en art, histoire de l'art, architecture ; enseignants du premier et second degré de l'Education nationale ; artistes, journalistes,  personnels de musées, titulaires de la carte de l'ICOM.

Et pour tous, le premier dimanche du mois.

VISITES GUIDEES

Individuels (comprise dans le droit d'entrée)

Groupes (tarif unique pour la prestation de visites guidées : 30 €).

> Collections permanentes

- Entrée libre

Exposition

DU VERBE A LA COMMUNICATION - Exposition du 4 février au 18 juin 2017

La collection de Josée et Marc Gensollen

Depuis 1967 de nombreux artistes ont réinscrit le verbe au cœur de leurs travaux. Promus par les artistes conceptuels de la première heure qui ont concédé une place importante au langage comme les peintres de la Renaissance ont pu le proposer dès le XVème siècle sur le thème de l’Annonciation, animés par la volonté de faire de l’Art une chose mentale. L’idée, la réflexion sur le langage, le questionnement sur l’art lui-même puis les systèmes de signes socialement codifiés et la communication ont été une source d’inspiration pour les artistes se réclamant de cette filiation. Ces artistes situent l’écriture et le langage à un niveau hiérarchique plus élevé que les arts visuels qui sont essentiellement centrés sur l’image, la figure et la représentation. La préoccupation formelle esthétique n’est pas leur fait, l’art flatteur pour la rétine n’est pas privilégié. Ce faisant, pour ces héritiers de Marcel Duchamp c’est l’idée véhiculée par l’œuvre qui est à prendre en considération.

Invités par Jean-Marc Prévost, les collectionneurs Marc et Josée Gensollen, tous deux psychiatres en exercice, révèlent grâce à une quarantaine d’œuvres un condensé de ce qui constitue l’épine dorsale de leur collection. Loin des envolées spéculatives, ils tissent un regroupement de travaux artistiques dont ils s’attachent à renforcer la cohérence. Cet ensemble est indissociable de La Fabrique située à Marseille qui est tout à la fois un espace d’exposition et leur lieu de résidence où cette collection est présentée sur rendez-vous à un public d’amateurs. S’il fallait trouver un lien entre leur profession et leurs choix artistiques, ce ne serait évidemment pas dans l’interprétation de projections symboliques inconscientes mais bien dans la prise en compte de la transmission de l’information chez l’homme depuis un émetteur vers un récepteur. L’outil de lecture n’est donc pas la psychanalyse freudienne mais plutôt l’approche lacanienne qui considère l’organisation de l’inconscient comme un langage mais plus encore l’analyse systémique qui nous aide à la compréhension des modalités de la constitution et du passage de l’information au sein ou à partir de systèmes humains en interactions. Ainsi se projettent-ils dans un rôle de passeurs car la transmission qui leur tient tant à cœur est indissociable de la marche en avant de la Culture dont ils sont convaincus qu’elle est un des meilleurs moyens de contribuer à rendre le monde plus ouvert à des frontières poreuses, plus tolérant à l’égard de la différence et plus riche grâce à la connaissance.

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A DIFFERENT WAY TO MOVE - Exposition du 7 avril au 17 septembre 2017
Minimalismes, New-York, 1960-1980

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

Suggérant une histoire subversive de l’art minimal, l’exposition éclaire sous un nouveau jour les foyers communs et regards croisés où s’entremêlent les arts visuels, la danse et la musique dans les années 1960 et 1970 à New York.

On reconnaît aujourd’hui dans le champ artistique les trajectoires radicalement innovantes tracées par les figures pionnières de la Postmodern Dance américaine  - notamment Trisha Brown, Lucinda Childs, Simone Forti et Yvonne Rainer – dans le voisinage des recherches de l’art minimal. « A different way to move » envisage une histoire collective, mettant sur un pied d’égalité ces gestes concis, directs et sans artifice qui ont conjointement bouleversé les arts visuels et les arts de la performance. Yvonne Rainer en résume la portée : « il était nécessaire de trouver une manière différente de bouger ». L’idée résonne tant dans les nouveaux langages chorégraphiques et les environnements sonores que dans l’exploration du dialogue entre l’objet et le spectateur qui caractérise les œuvres de Carl Andre, Dan Flavin, Donald Judd, Sol LeWitt, Robert Morris, Richard Serra, entre autres. Elle a également partie liée avec la mobilisation politique et nourrit dans leurs travaux une critique profonde des rapports de pouvoir.

L’exposition propose ainsi d’approcher les formes du minimalisme dans une perspective élargie, attentive à la manière dont les arts du temps : la musique et la danse mais aussi le texte, le film et la vidéo qui forment dès le milieu des années 1960 le cœur des pratiques conceptuelles et dites « post-minimales », mettent la polarité entre langage et perception au premier plan de la recherche artistique. Des figures essentielles, telles celles de Bruce Nauman et de Vito Acconci, participent de cette conversation.

Ce projet est élaboré à partir des collections du Centre Pompidou, qu’enrichissent de nombreux prêts (Centre National de la Danse, Collection Lambert, Kunstmuseum Basel, Getty Research Institute, MoMA, Museo de Arte Reina Sofia, Whitney Museum of American Art, entre autres), et un programme de performances et de concerts, organisés en collaboration avec les institutions de la région.

Artistes présentés : Carl Andre, Vito Acconci, John Baldessari, Robert Barry, Trisha Brown, Lucinda Childs, Dan Flavin, Simone Forti, Philip Glass, Eva Hesse, Joan Jonas, Donald Judd, Sol LeWitt, Jackson Mac Low, Alvin Lucier, Babette Mangolte, Peter Moore, Gordon Matta Clark, Robert Morris, Bruce Nauman, Charlemagne Palestine, Steve Paxton, Yvonne Rainer, Terry Riley, Richard Serra, La Monte Young.

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Les rendez-vous